La CFDT a rencontré la cheffe du SAAM, Marie-Hélène Perrin, le 24 février 2026 dans le but d'obtenir des garanties sur la prise en compte, dans la phase des travaux, des recommandations des experts agréés du cabinet ANAPREV et sur la conduite du dialogue social et professionnel.
Après la déception du micro zoning, redonner un intérêt au groupe de travail relatif au projet Pascal
Le premier GT Pascal de l’année 2026 s’est tenu le 6 février dernier. La CFDT s’est félicitée de la poursuite de ces groupes de travail. Toutefois, nous considérons que ces GT n’ont d’intérêt que s’ils permettent aux représentants du personnel de disposer d’informations permettant de comprendre en quoi les travaux et les options d’aménagement retenus permettront d’éliminer les risques inhérents aux open space et identifiés dans l’étude d’impact réalisée par les experts du cabinet ANAPREV.
Les « GT Pascal » dans cette nouvelle étape doivent être le lieu où sont discutées les mesures de prévention primaire et secondaire envisagées en réponse aux différents risques recensés, le choix des équipements, le plan d’accompagnement ainsi que l’offre de services.
C’est ce premier message que la CFDT a tenu à passer à la cheffe du SAAM qui nous a reçus en lieu et place du secrétaire général, Thierry Le goff, à qui nous avions adressé notre demande d’audience.
La CFDT demande des garanties sur la prise en compte des recommandations du cabinet d’experts dans le cahier des clauses techniques particulières
Dans un peu plus d’un an, les premiers services intégreront le site de Gentilly. Ce sont désormais ces emménagements qu’il faut préparer concrètement dans cette deuxième phase du projet Pascal dédiée aux travaux. Lors de cette rencontre, la CFDT a rappelé la nécessité de tenir compte des préconisations faites par les experts agréés (du cabinet ANAPREV) en matière de santé et de sécurité des agent.es et a demandé que les élus soient destinataires du cahier des clauses techniques particulières relatif à l’appel d’offre pour la réalisation des travaux.
Nous n’avons pas de garantie sur la sanctuarisation des moyens dédiés au projet mais l’administration se veut rassurante !
Dans le contexte actuel de restriction budgétaire, la CFDT souhaitait avoir des garanties sur la sanctuarisation des moyens dédiés au projet Pascal. La cheffe de service s’est montrée peu loquace et s’est contentée de déclarer que les marges de manœuvre ne sont pas élastiques mais que le projet est financé dans des conditions qu’elle juge satisfaisantes.
Une phase de travaux jusqu’en 2027 pour décliner le microzoning
Le
calendrier du projet s’est précisé :
- Les remarques formulées durant la phase de microzoning sont en cours d’intégration dans l’avant projet définitif (APD)
- L’appel d’offre devrait être lancé mi-avril et les marchés de travaux notifiés à l’automne
- Les travaux pourraient ainsi commencer vers le mois d’octobre, avec un phasage pour permettre les premières arrivées dès mai 2027.
Le SAAM a rappelé que les directions avaient pu faire des choix différents concernant le microzoning. Ce constat conforte la CFDT dans le fait qu’il aurait fallu lui laisser plus de temps.
Le projet Pascal et le déménagement lié demeurent un choix de notre employeur.
Plutôt qu’une opposition stérile, la CFDT choisit de rester mobilisée pour une meilleure implication des directions et des élus dans les options retenues pour les aménagements et les équipements afin de s’assurer que ces arbitrages soient optimum pour les conditions de travail des agents. La CFDT continuera de s’engager, comme nous le faisons depuis le lancement du projet Pascal, sans négliger aucune marge de manœuvre.
Ainsi, plusieurs sujets seront traités en lien avec les organisations syndicales : mesures de prévention, choix des matériaux et du mobilier, pose de certaines cloisons… Parallèlement, plusieurs dispositifs sont envisagés pour aider les agents à se projeter dans leurs nouveaux espaces de travail : salles témoins, projection virtuelle, visite 3D…
Du temps et des moyens pour accompagner l’installation sur le site
Une fois les équipes installées sur le site Pascal s’ouvrira une 3e phase d’adaptation. A très court terme, il y aura des corrections à opérer très rapidement ou des petits oublis à corriger. Mais le SAAM est également conscient qu’un délai plus long est nécessaire pour vérifier que les aménagements du site correspondent au fonctionnement des services.
Certes, celui-ci ne pourra être la stricte reproduction des fonctionnements anciens, mais on ne peut pas non plus tout attendre de l’adaptabilité des agents.
Pour la CFDT, il est indispensable d’inclure et d’annoncer que l’accompagnement au changement – prévu par le SAAM – intègrera bien ces deux temps de bilan :
- un bilan immédiat après l’installation pour régler les difficultés urgentes
- un bilan à distance, pour chercher à définir la meilleure adéquation entre chaque service et ses nouveaux locaux.
Une restauration ouverte dès les premières arrivées
Nous avons également échangé sur la situation de la restauration.
La quasi-totalité des possibilités de restauration seront ouvertes dès les premières arrivées sur site en mai 2027. Et le service de restauration sera complet dès la 2e vague d’emménagements.
Seul bémol : l’espace mis à disposition pour les repas sera adapté au nombre d’agents présents sur site, pour des questions pratiques, notamment le ménage.
Le choix du prestataire est une question ouverte. Un appel d’offre sera lancé et l’AE pourra y répondre au même titre que d’autres prestataires. La cheffe du SAAM souligne que l’administration attend d’abord de l’AE qu’elle mette de l’ordre dans ses comptes et sa gestion afin d’offrir un meilleur service aux agents.
Si la CFDT partage cet objectif, elle a rappelé à la cheffe de service que l’administration ne peut pas rester indifférente au sort des personnels de l’AE au prétexte qu’elle n’est pas leur employeur.
L’administration nous a indiqué que les conditions du nouveau marché ne permettront pas d’imposer la reprise des salariés actuels, mais la CFDT a demandé que cette reprise soit tout de même encouragé par le cahier des charges dans un esprit de responsabilité.